avr 08

Au lieu de geeker, va voter !

Le Conseil et l’Assemblée des Jeunes de la Ville de Strasbourg (67) présentent la vidéo « Au lieu de geeker, va voter ! »
http://www.dailymotion.com/video/xprr8c
Film également disponible sur Dailymotion.

avr 07

La première vidéo d’incitation au vote des conseils de la jeunesse de Paris

Les membres des Conseils de la Jeunesse de Paris (75) ont décidé de le clamer haut et fort : en 2012, je vote ! Et pour vous sensibiliser aux prochaines échéances électorales, tous les moyens sont bons.

Parce que chaque voix compte et qu’en votant, vous pouvez exprimer votre opinion de manière démocratique, les membres des Conseils de la Jeunesse ont conceptualisé trois clips vidéo pour faire passer leur message.

Découvrez la première vidéo et n’hésitez pas à la partager !

Et n’oubliez pas, les dimanches 22 avril, 6 mai, 10 et 17 juin : rendez-vous est pris dans les bureaux de vote… En 2012, je vote !


Retrouvez également ces vidéos sur dailymotion.com/Anacejtv
Source : jeunes.paris.fr

avr 02

Les 18/22 ans, la campagne présidentielle et les nouvelles formes d’actions politiques

Découvrez les résultats de la nouvelle enquête menée par l’Ifop pour l’Anacej auprès des primo-votants dans le cadre de la campagne 2012, je vote.

Ce sondage a été mené du 22 au 28 février auprès d’un échantillon de 805 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 à 22 ans*, qui voteront pour la première fois à une élection présidentielle. Cette enquête porte sur l’intérêt des nouveaux électeurs pour la campagne présidentielle et sur les différentes formes d’actions politiques qu’ils mènent.

Découvrez les résultats de ce sondage, la synthèse et les réactions de l’Anacej, d’Anne Muxel, directrice de recherches au CEVIPOF, de Pierre Bréchon, professeur de science politique à l’IEP de Grenoble et de Bernard Roudet, chercheur à l’INJEP.

Quels résultats retenir ?

Comme notre enquête de novembre 2011, ce nouveau sondage démontre que les jeunes ne sont pas dépolitisés, bien au contraire. Ils s’intéressent encore plus à la campagne présidentielle qu’en novembre (67% contre 55%) et d’une part similaire à l’ensemble de la population (68%**). Les nouveaux électeurs sont en revanche assez critiques vis-à-vis de cette campagne, mais un peu moins qu’en novembre. Seuls 55% déclarent qu’elle donne envie de voter (+2 par rapport à novembre), 36% qu’elle est de bonne qualité (+3) et 34% qu’elle aborde les vrais problèmes des gens comme vous (+6).

Les thèmes qui importeront pour le choix du candidat sont nombreux. Tous les thèmes proposés comptent pour au moins un jeune sur deux dans sa décision au moment de voter. On distingue cependant que l’emploi et la formation, le pouvoir d’achat, l’éducation, le logement (+5) et la santé sont au cœur de leurs préoccupations.

Des nouvelles formes d’actions politiques plébiscitées par les jeunes

Les 18/22 ans ont déjà souvent participé à des manifestations (49%) et signé des pétitions (60%). Ils mènent aussi un nombre important d’actions en lien avec Internet. 16% ont déjà transféré des informations politiques sur les réseaux sociaux, 15% par email, 12 % ont participé à des forums de discussion politique.

Les autres formes d’action politique sont plus marginales, mais ils sont nombreux à être enclins à envisager certaines d’entre elles. 73% envisagent de consacrer un ou plusieurs week-ends à une cause, 66% participer à un conseil de jeunes, 62% à contacter un-e élu-e pour courrier, téléphone ou mail ou 57% assister à un meeting d’un candidat à l’élection présidentielle. Des questions spécifiques sur les conseils d’enfants et de jeunes montrent qu’ils jouissent d’une très bonne image et que les enquêtés sont favorables à leur généralisation.

Téléchargez les réactions au sondage – PDF

Téléchargez la synthèse des résultats de l’Ifop – PDF

Téléchargez l’intégralité des résultats de l’enquête – PDF

Contact :

Erwan Dagorne, responsable de la campagne 2012, je vote – 01 56 35 05 32 / 06 03 20 01 27

* : sondage mené en ligne par questionnaire auto-administré selon la méthode des quotas

** : tableau de bord Ifop / Paris-Match du 1er et 2 mars 2012

mar 29

Flashmob citoyen, en 2012, je vote, par le Conseil Parisien de la Jeunesse

Afin d’inciter les jeunes à voter aux élections présidentielles, les Conseils de la jeunesse et le Centre d’Animation des Halles ont organisé, samedi 24 mars, un flashmob au Forum des Halles en partenariat avec l’Anacej. Découvrez les extraits des flashmobs.

Samedi 24 mars, le Conseil Parisien de la Jeunesse organisait des sessions de flashmobs au Forum des Halles pour encourager la démocratie participative des jeunes Parisiens de 13 à 25 ans.

Au programme de cette journée:
– flashmobs de danses urbaines (krump, popping, bollyfitness et hip hop)
– animation photo citoyenne avec un polaroid “En 2012, je vote”
– animation “Porteurs de Parole”: débat sur le thème “Voter, ça sert à quoi?”

Découvez les extraits des flashmobs ( Place carrée au Forum des Halles):


En 2012 je VOTE ! par mairiedeparis

mar 28

Publication du 4ème rapport de l’Observatoire de la Jeunesse Solidaire

L’Afev révèle une nouvelle enquête de l’Observatoire de la jeunesse solidaire avec la participation de l’Anacej. Les résultats de cette enquête, menée auprès d’un échantillon représentatif de la population française, souligne les similitudes entre les préoccupations des primo-votants (cf communiqué de l’Anacej 21/03/12) et celles de l’ensemble des français.

Elise Renaudin, directrice déléguée de l’Afev, souligne que « la comparaison des enquêtes de l’Anacej et de l’Observatoire de la jeunesse solidaire mettent en évidence que le regard des Français est convergent avec celui des jeunes qui voteront pour la première fois à une élection présidentielle. Les questions de l’emploi et de la formation remontent aussi de manière spontanée dans les thèmes cités par les enquêtés du sondage de l’Observatoire. Au final, dans le cadre de l’élection présidentielle à venir, les enjeux liés à la jeunesse pèseront, pour les français, lourdement dans le choix du candidat. »

D’après l’Afev, dans ce constat, rentre en ligne de compte le rôle des politiques publiques menées en faveur de la jeunesse ; et dans ce cadre, près de 7 français sur 10 ont le sentiment que les politiques publiques menées ces dix dernières années n’ont pas véritablement rempli ce rôle. Ils gardent en mémoire pour une minorité d’entre eux, les efforts en matière d’insertion professionnelle et les efforts concernant l’amélioration de la vie locale.

L’enquête de l’Afev souligne également que l’image plutôt positive des jeunes dans la société est une réalité ancrée dans l’esprit des français ; entre 2011 et le sondage réalisé en ce début d’année, les français conservent une image positive de la jeunesse française.

Téléchargez le rapport 2012 de l’observatoire – PDF

La tribune de l’Afev du 26 mars 2012 – Jeunesses : un devoir de confiance – PDF_jeunesse2012

mar 19

“En 2012, je vote !”, le happening des Conseils de la Jeunesse de Paris

Samedi 24 mars, de 15h à 18h, Place Carrée au Forum les Halles – c’est le rendez-vous que vous donne les Conseils de la Jeunesse de Paris et le Centre d’animation les Halles-le Marais pour vous rappeler qu’en 2012, vous êtes appelés aux urnes !

Élections présidentielles et législatives, quelques soit votre opinion… un seul message à faire passer : En 2012, je vote ! Et pour le faire passer, les membres des Conseils de la Jeunesse ont imaginé des animations conviviales, ludiques et surprenantes !

Au programme :

  • Flashmobs krump, popping, bollyfitness et Hip Hop
  • Votre photo citoyenne ! Repartez avec votre polaroid « En 2012, je vote »
  • « Porteurs de Parole ». Les membres du Conseil Parisien de la Jeunesse viendront à votre rencontre en vous posant cette question très simple : « Voter, ça sert à quoi ? ». Les témoignages les plus marquants seront repris sur des grandes affiches cartonnées, qui décoreront au fil de la journée la place Carrée.

Participez au flashmob !

Rejoignez les membres des Conseils de la Jeunesse pour leurs flashmobs endiablés ! Comment : en regardant les vidéos postées sur l’event facebook, en vous entraînant jusqu’au jour J et en répondant présent au rendez-vous du 24 mars ! Plus d’infos sur Facebook. Pour vous entraîner vous pouvez également venir répéter les chorégraphies de Krump et Popping le jeudi 15 mars à 15h ou le samedi 17 mars à 14h30 au centre d’animation les Halles le Marais.

Les Horaires des Flashmobs :

Bollyfitness à 15h et 16h30

Krump à 15h15 et 16h45

Popping à 15h30 et 17h

Infos pratiques

En 2012, je vote ! samedi 24 mars, à partir de 15h.

Place Carrée au Forum les Halles – Paris 4e.

Centre d’animation Les Halles-Le-Marais

6 à 8, Place Carrée – Forum des Halles-Porte Saint-Eustache

75001 Paris

01 40 28 18 48

www.centres-animation.paris.fr

mar 14

Les intentions de vote des primo-votants

Dans le cadre de la campagne 2012, je vote, l’Ifop vient de mener pour l’Association nationale des conseils d’enfants et de jeunes (Anacej) une seconde enquête (la première date de novembre 2011**) auprès d’un échantillon de 805 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 à 22 ans*.

Ce nouveau sondage, mené du 22 au 28 février, sur les intentions de vote des personnes qui auront pour la première fois l’occasion de voter lors d’une campagne présidentielle montre que François Hollande est en tête avec 31% des intentions de vote (38% en novembre, après les primaires).

Marine Le Pen arrive en 2e position avec 23% d’intentions de vote (19% en novembre). Nicolas Sarkozy est 3ème, crédité de 21% d’intentions de vote au premier tour de l’élection présidentielle (20,5% en novembre).

Parmi les autres candidats, on note une progression de François Bayrou qui passe à 9,5% (5% en novembre), une progression de Jean-Luc Mélenchon qui passe à 8% (6% en novembre) et un recul d’Eva Joly qui passe à 4,5% (6,5% en novembre 2011).

Au second tour, Les intentions de vote sont très proches de celles de l’ensemble de la population, avec 56% d’intentions de vote pour François Hollande contre 44% pour Nicolas Sarkozy.

Des primo-votants intéressés par la campagne mais pas sûrs de voter

L’indice de participation au premier tour de l’élection est de 70% et suggère une abstention importante. Contrairement à l’élection de 2007, pour laquelle cet indice pour l’ensemble de la population était de 90%***, cette campagne semble ne pas convaincre les primo-votants.

La précédente enquête de l’Anacej, menée en novembre 2011, a démontré que les jeunes ne sont pas dépolitisés et qu’ils s’intéressent plus que le l’ensemble de la population à la campagne pour l’élection présidentielle**. En revanche, ils se montrent très critiques vis-a-vis de cette campagne et considèrent que les thèmes qui les touchent le plus ne sont pas assez abordés par les candidats.

Jeunes et politique : une confiance à recréer

Ces résultats nous interpellent sur la perception des discours et l’image des politiques. Il est urgent de restaurer le dialogue avec les jeunes notamment en rénovant notre système politique. Prenons des mesures, comme la suppression du cumul des mandats, qui permettent d’envoyer un signal fort à même de réenchanter la politique. Par ailleurs, notre expérience de la participation des enfants et des jeunes dans des instances de démocratie de proximité nous permet d’affirmer qu’en développant du débat et des rencontres dans et hors l’école nous améliorons le dialogue et la perception de la politique.

Consultez l’intégralité des résultats – PDF

Contacts presse :

Erwan Dagorne, responsable de la campagne 2012, je vote / 06 03 20 01 27

Mikaël Garnier-Lavalley, délégué général de l’Anacej / 06 16 24 80 89

Pour plus d’informations participez à notre table ronde sur les jeunes et le vote, à Paris le 21 mars à 14h30, lors de laquelle nous révélerons l’intégralité des résultats de notre enquête. Inscrivez-vous.

Nos sites Internet : je-vote.fr et anacej.asso.fr

* : La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille) après stratification par région.

** : sondage mené par l’Ifop pour l’Anacej auprès d’un échantillon de 807 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 à 22 ans, du 3 au 7 novembre 2011.

*** : Etude Ifop-Fiducial pour Le Journal du Dimanche et M6 réalisée par téléphone du 19 au 20 avril 2007 auprès d’un échantillon de 864 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 956 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

mar 06

Les jeunes et le vote : table ronde le 21 mars à Paris

L’Anacej vous invite à une table ronde sur le comportement électoral des primo-votants le mercredi 21 mars 2012 de 14h30 à 16h30 à la salle des fêtes de la Mairie du 4e arrondissement de Paris.

Table ronde en présence de :

Anne Muxel, docteure en sociologie et directrice de recherches CNRS en science politique au CEVIPOF

Bernard Roudet, sociologue, chercheur à l’INJEP

Frédéric Dabi, directeur du Pôle Opinion de l’Ifop

Mikaël Garnier-Lavalley, délégué général de l’Anacej

Des initiatives menées par des collectivités territoriales seront également présentées avec les expériences de Paris, Strasbourg et de jeunes engagés dans les conseils d’enfants et de jeunes.

Infos pratiques :

Mairie du 4e, 2, place Baudoyer 75004 Paris

Métro : Hôtel de Ville, Saint Paul ou Pont Marie

Pour en savoir plus sur la campagne « 2012, je vote » : je-vote.fr

mar 05

Se préparer à l’exercice du droit de vote

© Ville de Strasbourg

À l’occasion du 18è anniversaire du Conseil des jeunes de Strasbourg (67), les membres de la commission Solidarité et droits des jeunes du Conseil des jeunes de Strasbourg (âgés de 12 à 17 ans) ont voulu permettre aux jeunes de se préparer à l’exercice du droit de vote et les sensibiliser à l’importance du choix des hommes et des femmes qui les représentent.

Pour Adel, membre du Conseil, « on n’a pas conscience du nombre de droits acquis à l’âge de 18 ans et voter est un acte qui doit être pris au sérieux. » Emilie, conseillère jeunes, explique que « à 18 ans, on dispose de nouveaux droits, mais peu de choses sont faites pour que ces droits soient pleinement exercés. »

Pour Oscar, également membre du Conseil, « on a entendu nos aînés parler de leur future abstention. Après quelques recherches sur cette question nous nous sommes rendu compte qu’il ne s’agissait pas de cas isolés. On a alors travaillé sur un film pour montrer qu’il faut faire entendre sa voix et qu’il ne faut pas laisser les autres décider à notre place. Nous organisons également une table ronde pour mieux comprendre le rapport des jeunes à la politique. Lors de cette table ronde nous souhaitons apporter des réponses à 2 questions : pourquoi le langage politique est compliqué et si peu accessible, et pourquoi les jeunes sont si peu pris en compte dans les projets qui nous sont présentés. » Oscar poursuit « En période de crise politique, il est important de rappeler l’intérêt du droit de vote et que pouvoir l’exercer est une chance que tout le monde n’a pas. »

Laurence Mauler, chef de projet en charge du Conseil des jeunes de Strasbourg, précise que « les jeunes élus ont veillé à ce que la table ronde ne soit pas partisane et auditionné les intervenants potentiels afin que ces derniers remplissent le critère de neutralité et d’objectivité fixé par l’instance « Conseil et Assemblée des jeunes ». En effet, la question de la « neutralité » dans cet exercice d’éducation à la politique constitue un enjeu fondamental aux yeux des jeunes. »

La table ronde se déroulera le 23 mars de 17h15 à 19h à l’occasion de la célébration des 18 ans de la Ville de Strasbourg.

Le film réalisé par les jeunes conseillers sera diffusé à partir de cette date.

fév 28

« La montée de l’abstentionnisme résulte (…) d’un recul du vote régulier au profit d’un vote intermittent »

Entretien avec Bernard Roudet*, sociologue et chercheur à l’INJEP (Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire). Il publiera courant mars, dans le bulletin de l’INJEP Jeunesses. Études et synthèses, une note intitulée : « Voter, ça les intéresse ? Participation électorale des jeunes et évolution du lien politique ».

Les jeunes sont-ils plus abstentionnistes ? Jusqu’à quel âge est-on plus abstentionniste ?

La montée de l’abstention concerne toutes les catégories d’âge, toutefois les jeunes y sont davantage exposés. Ainsi, au premier tour de l’élection présidentielle de 2002, 34 % des 18-25 ans n’ont pas voté pour 28 % de l’ensemble des inscrits. En fait, la participation est d’un bon niveau entre 18 et 20 ans, lors des premières expériences électorales, car le vote marque une étape dans l’accès aux responsabilités adultes. Mais la mobilisation fléchit nettement par la suite pour remonter progressivement à partir de la trentaine. C’est le « moratoire électoral des années de jeunesse » dont parle la politiste Anne Muxel. Le vote augmente au fur et à mesure de l’insertion sociale et professionnelle, de la familiarisation avec la vie politique.

Privilégient-ils certains scrutins ?

Sous la Ve République, l’élection présidentielle est le scrutin le plus mobilisateur, celui dont les jeunes, comme l’ensemble des Français, perçoivent le mieux les enjeux. La plus forte abstention a lieu lors des élections européennes. Les autres élections se situent dans une position intermédiaire. Dans toutes les élections, et plus encore pour les municipales, la progression de l’abstention est liée à la taille des communes : elle est plus forte dans les villes que dans les communes rurales. Par ailleurs, il faut noter que, particulièrement chez les jeunes, la montée de l’abstentionnisme résulte moins d’une abstention systématique que d’un recul du vote régulier au profit d’un vote intermittent. Lors des élections présidentielles et législatives de 2007, le vote intermittent diminue au fur et à mesure que l’on s’élève dans l’échelle des âges, passant de 57 % des 18-29 ans à 24 % des électeurs les plus âgés.

Comment expliquer l’abstentionnisme des jeunes ?

L’âge est lui-même un facteur explicatif que j’ai évoqué en parlant du moratoire électoral de la jeunesse. Plus globalement, les personnes les plus désavantagées socialement sont les moins actives politiquement. Des enquêtes ont insisté sur la marginalisation électorale des catégories populaires liée à la précarisation du travail, à l’affaiblissement des liens sociaux. Mais il existe aussi une tendance générationnelle expliquant la montée du vote intermittent. Pour les jeunes générations, qui partagent davantage une culture de l’individualisation et de la participation réfléchie, le vote intermittent témoigne d’une remise en cause de la médiation traditionnelle que constitue la représentation politique. Refusant les formes d’allégeance institutionnelle, ces jeunes sont moins conformistes, plus critiques. Ils ne veulent se voire dicter ni leurs opinions en référence à des grands systèmes de pensée, ni leurs comportements dans le cadre institué de la vie politique. Dès lors, ils conçoivent le vote moins comme un devoir que comme un droit exercé au gré des enjeux mobilisateurs du moment, de la personnalité des candidats.

Propos recueillis par Erwan Dagorne

* : Bernard Roudet est sociologue, chercheur à l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (www.injep.fr). Il travaille sur les valeurs et les comportements des jeunes, principalement sur leurs rapports aux valeurs démocratiques en France et en Europe. Il a dirigé plusieurs ouvrages collectifs, notamment : Les jeunes en France (Presses de l’université Laval-INJEP, 2009).

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