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mar 06

L’évolution de l’engagement politique chez les jeunes

Il y a quelques semaines, deux étudiantes de l’Université Catholique de l’Ouest Bretagne Sud, Anne Pinson et Karen Michel, nous ont fait parvenir un dossier consacré à « l’engagement politique chez les jeunes français actuellement ». Nous avons choisi de publier deux de leurs article sur ce site !

L’évolution de l’engagement politique chez les jeunes.

Même si les jeunes prennent part différemment à la vie politique aujourd’hui, ils ont un rôle à jouer puisque celle‐ci compte pour un jeune sur deux en France.

observatoire-jeunesse-solidaire-1Les jeunes et la politique… Beaucoup d’idées reçues à ce sujet. Pourtant, les jeunes ne sont pas totalement désintéressés de la politique aujourd’hui, comme on pourrait le croire.

C’est ce que démontre une double étude menée par l’association nationale des conseils d’enfants et de jeunes (Anacej). Un millier de jeunes, entre 18 et 25 ans et entre 15 et 17 ans, ont répondu à un questionnaire, à l’issue des élections municipales de mars et après les élections européennes de mai. Par exemple, dire que « c’est une génération d’égoïstes, qui s’intéresse peu aux autres » est faux comme l’explique le politologue Michael Bruter, professeur à la London School of Economics qui a dirigé l’étude. Les jeunes auraient avant tout un intérêt collectif et ne croiraient pas forcément aux discours affirmant l’amélioration de leur situation.

observatoire-jeunesse-solidaire-2Anne Muxel, sociologue au Centre d’Etudes de la vie politique française, affirme quant à elle, qu’ils sont certainement les plus critiques et les plus exigeants. Selon elle, ils sont à la fois intéressés et désintéressés de la politique car il y a de nombreux enjeux politiques qui rentrent en compte comme le chômage, l’évolution de la société. Ils maintiendraient donc une certaine méfiance envers les hommes politiques et les institutions mais ne délaisseraient pas la politique pour autant. Ce qui a changé serait le contenu de leur engagement, l’influence familiale étant par exemple très importante.

D’après une seconde étude publiée le 12 février et réalisée pour l’Association de la fondation étudiante pour la ville, par la société Audirep auprès de 500 jeunes, 7 jeunes sur 10 demandent une simplification des démarches observatoire-jeunesse-solidaire-3administratives et une reconnaissance du vote blanc. D’après cette même étude, la politique compte pour un jeune sur deux, et ce derrière la famille, l’emploi, les amis ou les études. Un jeune sur deux a également déclaré avoir récemment soutenu une cause en signant une pétition, en manifestant, ou en relayant les campagnes via les réseaux sociaux, plutôt qu’en adhérant à un parti ou un syndicat. La majorité des jeunes estime manquer d’informations sur la manière de s’engager dans différentes organisations. Cela montre qu’il existe une réelle méconnaissance, et cela pourrait aller mieux si la communication politique s’adaptait aux jeunes. Ceux‐ci souhaitant que la vie politique soit abordée et expliquée à l’école.

observatoire-jeunesse-solidaire-4D’après Céline Braconnier, sociologue et professeur à l’université de Cergy‐Pontoise, l’école peut fournir des repères aux enfants qui évoluent dans des milieux très peu politisés.

Il faut ainsi aller outre un bon nombre d’idées reçues. Les jeunes ne sont pas absents de la vie politique, ils sont eux aussi acteurs de la mobilisation collective puisque manifester par exemple, est un acte politique.

Propos recueillis par Anne PINSON

 

Sources :

http://anacej.asso.fr/wp-­‐content/uploads/2014/12/les_jeunes_et_le_vote©anacej.pdf

http://www.afev.fr/pdf/OJS/2014/Rapport_OJS-­‐2014_VF.pdf

 

 

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