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nov 04

« 15% des jeunes échappent à l’inscription automatique sur les listes, mais les 85% restant ne sont pas nécessairement bien inscrits »

Rencontre avec Anne Muxel, docteure en sociologie et directrice de recherches CNRS en science politique au CEVIPOF, Centre de recherches politiques de Sciences Po.

Tous les jeunes sont-ils inscrits sur les listes électorales ?

Une étude de 2007 démontre que 15% des jeunes échappent à l’inscription automatique sur les listes. Mais les 85% restant ne sont pas nécessairement bien inscrits.

Il y a du non-dit et du flou autour de l’inscription sur les listes électorales. En théorie, les nouveaux électeurs sont inscrits de manière automatique, mais il y a souvent une démarche complémentaire à réaliser. Il faut généralement aller à la mairie et fournir des documents. Par ailleurs les procédures peuvent varier d’une mairie à l’autre et il n’y a pas de courrier d’information. Enfin si la JAPD n’a pas été réalisée, les nouveaux électeurs échappent à l’inscription sur les listes.

L’inscription, dite « automatique », est assortie de demandes, notamment pour vérifier la domiciliation. La démarche est en fait assez compliquée.

Les nouveaux électeurs savent-il s’ils sont inscrits sur les listes ?

Beaucoup de jeunes qui se croient inscrits ne savent pas qu’en quittant le domicile familial ils doivent refaire les démarches. Par ailleurs, c’est un âge de la vie où l’on doit faire face à de nombreux problèmes et l’inscription sur les listes avant le 31 décembre de l’année préélectorale, n’en est qu’un parmi tant d’autres.

Doit-on œuvrer davantage pour sensibiliser les jeunes à l’inscription sur les listes électorales ?

Le message sur la modalité d’inscription sur les listes n’est pas assez divulgué, il y a beaucoup à faire pour informer sur les démarches à réaliser, notamment pour justifier sa domiciliation.

Enfin, ce message touche les jeunes en particulier, car cette tranche d’âge est très mobile.

Propos recueillis par Erwan Dagorne

Anne Muxel est notamment l’auteure de Avoir 20 ans en politique et d’une note du CEVIPOF de septembre 2011 « Les jeunes : des intentions de vote dispersées »

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