mai 04

Le comportement électoral des jeunes à 1 an de l’élection présidentielle, les résultats du sondage de l’Anacej

A un an de la future élection présidentielle, l’Anacej dévoile les résultats complets de sa 4ème enquête consacrée au comportement électoral des jeunes, réalisée cette année encore avec l’Ifop.

Ce sondage avait pour vocation de questionner les 18-25 ans sur 4 sujets principaux :

  • La participation au premier tour de l’élection présidentielle de 2017 et notamment sur les motivations de participation de ce public en fonction des hypothèses de candidats
  • Les intentions de vote pour l’élection présidentielle de 2017
  • Le regard sur leur situation économique et sociale personnelle
  • Le bilan de la politique de François Hollande en faveur de la jeunesse

Les principaux enseignements de cette étude :

Une prévision de participation en baisse vis-à-vis de 2012

En février 2012, l’Anacej et l’Ifop avaient déjà réalisé une étude auprès des 18-22 ans. A deux mois du 1er tour de l’élection présidentielle de 2012, la prévision de participation de ces primo-votants était de 70% alors qu’à un an du premier tour de l’élection de 2017, moins de 50% des 18-25 ans déclarent penser aller voter.

sondage_Ifop_Anacej3©Anacej

Un besoin de renouvellement dans l’offre politique

Lorsque nous questionnons les jeunes sur les personnalités qui les feraient prendre part plus facilement au scrutin, la personnalité d’Emmanuel Macron ressort comme un vecteur de motivation.

Marine Le Pen génère également une dynamique de vote, tant pour la soutenir que pour lui faire barrage.

Des jeunes qui restent malgré tout optimistes par rapport à la population française globale

Les 18-25 ans restent plutôt optimistes quant à leur avenir. En effet, ils ne sont « que » 30% à déclarer ne pas être confiants pour leur avenir, contre 49% chez l’ensemble des français.

sondage_Ifop_Anacej1©Anacej

Retrouvez la synthèse des résultats de l’étude téléchargeable ici !

La revue de presse complète sur notre compte Scoopit !

Pour en savoir plus sur cette enquête, vous pouvez contacter Simon Berger de l’Anacej par mail ou au 01 56 35 05 32.

Cette enquête fait partie d’une série que nous réalisons depuis 2012 sur le comportement électoral des 18-25 ans. Avec cet “Observatoire du vote des jeunes”, l’Anacej souhaite comprendre les mécanismes de la participation, mais surtout de l’abstention chez les jeunes Français, afin de proposer des solutions concrètes pour améliorer la participation des jeunes à la prise de décision publique.
Vous pouvez retrouver l’ensemble des précédents résultats sur le site de l’Anacej ici !
Ainsi que sur le site de la campagne #JeVote que nous animons.

nov 26

Sondage Ifop/Anacej pour les régionales : vers la fin d’un « vote jeune » ?

L’Anacej a révélé les résultats de son sondage sur le comportement électoral des 18-25 ans en vue des élections régionales des 6 et 13 décembre prochains, réalisé par l’Ifop, dans le cadre de la campagne « #JeVote ! ». Quels sont les grands enseignements de ce sondage ? Comment les analyser, à la veille du premier tour du scrutin ? Quels sont les impacts probables des attentats du 13 novembre sur la participation électorale des 18-25 ans ?

je-vote©Anacej

Cette enquête en ligne, administrée entre le 6 et le 12 novembre 2015 auprès d’un échantillon de 1506 personnes est représentatif de la population française âgées de 18 à 25 ans.

Le terrain de cette enquête s’étant achevé à la veille des attentats du 13 novembre 2015, il s’agissait, lors de cette présentation, de mettre en perspective les résultats obtenus avec ces évènements dramatiques. Les sondages réalisés depuis, au niveau de l’ensemble du corps électoral, montrent que les attentats vont davantage accentuer les tendances que changer la donne. Mais qu’en sera-t-il sur la participation électorale ?

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Très faible participation des 18-25 ans !

abstention-sondage-IFOP-ANACEJ-Regionales2015©AnacejL’une des principales informations à retenir de ce sondage est bien la très faible mobilisation des 18-25 ans à ce scrutin, les régions étant pourtant un échelon de collectivité qui agit fortement sur la vie quotidienne de cette population : transports en commun, éducation et formation professionnelle par exemple (pour en savoir plus sur les compétences des régions, consultez notre article).

En effet, seulement 28% de 18-25 ans déclarent être sûrs d’aller voter le 6 décembre prochain, « les jeunes » représentant la catégorie de population qui se mobilise le moins.

Pour cette tranche d’âge, le clivage socio-professionnel existe aussi, avec une proportion de jeunes issus des CSP+ et diplômés qui se déplaceraient en plus grand nombre (38%) que leurs pairs moins diplômés et issus de catégories socio-professionnelles plus modestes (22%). Notons aussi que les 18-21 ans se mobiliseraient plus (entre 34 et 30 %) que les 22-25 ans (entre 24 et 27 %). Enfin, les principales raisons évoquées pour l’abstention (72%), résulterait de 3 facteurs principaux :

  • pour cause de week-end (27%),
  • parce qu’ils considèrent que le scrutin ne changera rien à leur vie quotidienne (13%)
  • par manque d’information sur les candidats et les programmes (13%).

« L’une des solutions peut être trouvée par l’implication au sein d’un dispositif de participation« , selon Mathieu Cahn, Président de l’Anacej, « qui représentent des relais d’éducation à la citoyenneté« . Avis partagé par 61% des jeunes interrogés.

Vers la fin d’un « vote jeune » ?

intentions-vote-regionales-Ifop©AnacejLe sondage révèle cependant que, comme nous avions commencé à le constaté en 2012, « les jeunes » représentent de moins en moins une catégorie particulière quant à leurs comportements électoraux. A travers ce sondage, nous notons une tendance à l’homogénéisation des comportements électoraux des jeunes par rapport à l’ensemble de la population.

Comme le reste de la population, les 18-25 ans interrogés font la part belle au tripartisme : liste les Républicains, UDI et Modem en tête (28%), puis le Front National (25%) et Parti Socialiste et Parti Radical de Gauche (22%).

Les 18-25 ans interrogés partagent aussi les mêmes préoccupations politiques que la population globale, portant l’emploi et la formation (90%), le pouvoir d’achat et le coût de la vie (88%), et l’éducation en tête (86%). Préoccupation peu présente jusqu’à présent chez les jeunes, « la sécurité réalise un score important chez ce public (82%), qui devrait être renforcé », selon Frédéric Dabi, suite aux attentats du 13 novembre…

 

Pour en savoir plus sur les résultats téléchargez le rapport d’enquête complet ici !

Retrouvez l’ensemble de l’actualité de la campagne « Je Vote ! » sur le site et avec le #JeVote sur Twitter.

Enfin, consultez la revue de presse concernant ce sondage sur le compte Scoopit de l’Anacej.

 

nov 06

Présentation des résultats du sondage « Les jeunes et les élections régionales », 25 novembre 2015, 12h

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Suite aux évènements survenus dans la nuit du 13 novembre dernier, l’Anacej a décidé de reporter au mercredi 25 novembre, 12h, la présentation des résultats du sondage Ifop/Anacej sur le comportement électoral des jeunes aux élections régionales, initialement prévue le jeudi 19 novembre lors du Salon Européen de l’Éducation.

Quelques mois après le vote de la réforme territoriale et dans la perspective des élections régionales des 6 et 13 décembre, l’Anacej poursuit son travail d’enquête sur le comportement électoral des jeunes, dans le cadre de la campagne #JeVote, qu’elle anime depuis 2012.

Alors que de nombreux médias annoncent que les jeunes voteront majoritairement pour le Front national, l’Anacej a décidé de mener une enquête spécifiquement dédiée aux comportements électoraux des 18-25 ans.

Mercredi 25 novembre 2015, à 12h, Frédéric Dabi, Directeur Général Adjoint d’Ifop France, vous présentera les résultats du sondage exclusif, lors d’une conférence de presse à l’Anacej, 10-14 rue Tolain (Paris 20ème).

Mathieu Cahn, Adjoint au maire de Strasbourg, Vice Président de l’Eurométropole de Strasbourg, Président de l’Anacej et d’autres administrateurs de l’association réagiront aux résultats présentés et seront disponibles pour répondre à vos questions.

Cette enquête en ligne, réalisée auprès de 1500 jeunes, issus d’un corpus représentatif de la population française, âgées de 18 à 25 ans a pour vocation d’explorer leurs comportements électoraux. Dans le cadre de ces élections, un focus a été réalisé sur les régions Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Provence-Alpes-Côte-D’Azur.

Inscription indispensable par mail avant le 24 novembre.

août 06

Tout ce qu’il faut savoir sur les élections régionales, en 5 minutes !

Qu’est-ce que les élections régionales ? Quand auront-elles lieu ? Qui peut voter et pour qui ? Pour quoi faire ? Autant de questions auxquelles nous vous apportons les réponses en 5 minutes chrono…La carte des 13 nouvelles régions de France métropolitaine ©LesÉchos

 • Les élections régionales qu’est-ce que c’est ?

Les élections régionales ont pour vocation d’élire les conseillers régionaux, à savoir les personnes qui présideront à la destinée des 13 nouvelles grandes régions métropolitaines. Ces 13 nouvelles grandes régions ont été définitivement adoptées le 17 décembre 2014 par le Parlement, dans le cadre de la loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République).

Les électeurs métropolitains seront donc amenés à voter pour élire leurs 1671 conseillers régionaux des 12 nouvelles régions métropolitaines (hors Corse) ainsi que les 51 membres de l’Assemblée de Corse, qui sont élus selon un mode de scrutin spécifique.

Lors de ce scrutin, les électeurs de la Guadeloupe et de la Réunion voteront aussi pour élire leurs représentants (41 en Guadeloupe et 45 à la Réunion).

Enfin, en Guyane et en Martinique, les électeurs se prononceront aussi pour choisir leurs futurs conseillers au sein des Assemblées de Guyane et de Martinique : les deux départements ultra-marins deviennent des collectivités territoriales uniques, avec département et région fusionnés.

Notons que la collectivité unique de Mayotte a voté pour ses représentants lors des dernières départementales.

Retrouvez les “nouvelles” capitales régionales sur LaTribune.fr !

Quand aller voter ?

Les élections régionales se dérouleront les 6 et 13 décembre prochains. Initialement prévues en même temps que les élections départementales, en mars dernier, le gouvernement a finalement choisi de séparer ces deux scrutins.

Cela sera la première fois depuis 1965 que les Français seront appelés aux urnes en fin d’année. Il s’agira des dernières grandes élections nationales avant les présidentielles de 2017.

Quel sera le rôle des régions ?

La loi NOTRe, définitivement adoptée le 16 juillet dernier par les députés, a fixé les compétences des différentes collectivités locales. En effet, cette loi avait pour vocation de réaliser des économies importantes pour le budget de l’État en simplifiant le « millefeuille administratif » issu des différents niveaux de collectivités (régions, départements, intercommunalités et communes). Cette loi a aussi pour objectif de clarifier les compétences entre les différentes collectivités territoriales. Ainsi, le rôle des régions est intimement lié aux compétences des autres niveaux de collectivités.

Avec l’adoption de cette loi, les députés ont fixé les compétences des régions sur 5 domaines principaux :

  • le développement économique (aides aux entreprises…)
  • l’aménagement du territoire
  • l’éducation et la formation professionnelle (enseignement supérieur, gestion des lycées, apprentissage, formation continue, insertion des jeunes en difficulté…)
  • la gestion des transports en commun (TER, RER, transports scolaires…)
  • la gestion des fonds européens

Ces régions pourront aussi jouer un rôle de coordination vis-à-vis des domaines de l’emploi et de l’environnement.

D’autres domaines tels que la culture, les sports, le tourisme, le patrimoine ou bien l’éducation populaire seront à la fois administrés par les régions en compétences partagées avec les départements.

Pour qui allons nous voter ?

Les 6 et 13 décembre prochains nous devrons nous prononcer pour des candidats que nous souhaitons voir être élus pour 6 ans, durée d’un mandat régional. Ces futurs-es élus-es deviendront les membres des conseils régionaux. Ces conseillers régionaux devront ensuite désigner le-la président-e de leur Conseil régional (la plupart du temps, la tête de liste ayant obtenu la majorité des suffrages exprimés). Ces candidats se présentent sur des listes départementales, ce qui permet à chaque département d’être représenté au sein de l’assemblée régionale.

Les principaux candidats déclarés grâce à la carte interactive sur lemonde.fr !

Quel sera le mode de scrutin ?

Les conseillers régionaux seront élus au scrutin proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, c’est-à-dire que si au premier tour, le 6 décembre, une liste obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, le vote sera clos et la répartition des sièges pourra se faire. En revanche, si aucune liste n’obtient la majorité absolue au premier tour (ce qui arrive la plupart du temps) un second tour sera organisé, le 13 décembre. Seules les listes ayant obtenu au moins 10% des suffrages exprimés pourront se maintenir pour ce second tour. Les listes ayant obtenu au moins 5% des suffrages pourront quant à elles fusionner.

A la suite de ce second tour, la liste ayant obtenu le plus grand nombre de voix obtiendra la prime majoritaire de 25%, c’est-à-dire qu’elle recevra non seulement le nombre de sièges liés à son score, mais aussi ceux de la prime majoritaire, elle sera donc assurée d’avoir la majorité des sièges au sein du Conseil régional.

Qui pourra voter ?

Pour pouvoir voter aux élections régionales, il faut être de nationalité française, âgé de 18 ans révolus, jouir de ses droits civils et politiques et être inscrit sur une liste électorale.

Afin de permettre à un maximum de personnes de pouvoir voter lors de ce scrutin, le gouvernement a décidé de rouvrir exceptionnellement les inscriptions sur les listes électorales jusqu’au 30 septembre 2015. En effet, jusqu’à présent, les électeurs qui ne s’étaient pas inscrits au 31 décembre de l’année précédant le scrutin (soit le 31 décembre 2014 ici) ne pouvaient pas participer aux élections.

Consultez l’interview d’Elisabeth Pochon sur LeParisiens.fr !

Comment s’inscrire sur les listes électorales ?

Il s’agit tout d’abord de vérifier si oui ou non vous êtes inscrit. Pour cela il suffit de vous rendre dans votre mairie et si vous n’êtes pas inscrit vous avez donc jusqu’au 30 septembre 2015 inclus pour le faire.

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Pour cela il existe 3 modalités d’inscription possibles :

Dans tous les cas, il vous sera demandé une pièce d’identité en cours de validité (carte d’identité, passeport), ainsi qu’un document de moins de trois mois prouvant que vous êtes bien domicilié dans la commune ( par exemple des factures de téléphone ou d’électricité, votre avis d’imposition, des quittances de loyer…).

Attention, si vous avez déménagé ou bien que vous allez avoir 18 ans au plus tard la veille des élections régionales, vous n’êtes probablement pas inscrit, pensez donc à vérifier !

 

Pour en savoir plus sur les élections régionales, rendez-vous sur :

Le site du Ministère de l’Intérieur, rubrique “élections”

Le site mon.service-publique.fr

mar 06

L’évolution de l’engagement politique chez les jeunes

Il y a quelques semaines, deux étudiantes de l’Université Catholique de l’Ouest Bretagne Sud, Anne Pinson et Karen Michel, nous ont fait parvenir un dossier consacré à « l’engagement politique chez les jeunes français actuellement ». Nous avons choisi de publier deux de leurs article sur ce site !

L’évolution de l’engagement politique chez les jeunes.

Même si les jeunes prennent part différemment à la vie politique aujourd’hui, ils ont un rôle à jouer puisque celle‐ci compte pour un jeune sur deux en France.

observatoire-jeunesse-solidaire-1Les jeunes et la politique… Beaucoup d’idées reçues à ce sujet. Pourtant, les jeunes ne sont pas totalement désintéressés de la politique aujourd’hui, comme on pourrait le croire.

C’est ce que démontre une double étude menée par l’association nationale des conseils d’enfants et de jeunes (Anacej). Un millier de jeunes, entre 18 et 25 ans et entre 15 et 17 ans, ont répondu à un questionnaire, à l’issue des élections municipales de mars et après les élections européennes de mai. Par exemple, dire que « c’est une génération d’égoïstes, qui s’intéresse peu aux autres » est faux comme l’explique le politologue Michael Bruter, professeur à la London School of Economics qui a dirigé l’étude. Les jeunes auraient avant tout un intérêt collectif et ne croiraient pas forcément aux discours affirmant l’amélioration de leur situation.

observatoire-jeunesse-solidaire-2Anne Muxel, sociologue au Centre d’Etudes de la vie politique française, affirme quant à elle, qu’ils sont certainement les plus critiques et les plus exigeants. Selon elle, ils sont à la fois intéressés et désintéressés de la politique car il y a de nombreux enjeux politiques qui rentrent en compte comme le chômage, l’évolution de la société. Ils maintiendraient donc une certaine méfiance envers les hommes politiques et les institutions mais ne délaisseraient pas la politique pour autant. Ce qui a changé serait le contenu de leur engagement, l’influence familiale étant par exemple très importante.

D’après une seconde étude publiée le 12 février et réalisée pour l’Association de la fondation étudiante pour la ville, par la société Audirep auprès de 500 jeunes, 7 jeunes sur 10 demandent une simplification des démarches observatoire-jeunesse-solidaire-3administratives et une reconnaissance du vote blanc. D’après cette même étude, la politique compte pour un jeune sur deux, et ce derrière la famille, l’emploi, les amis ou les études. Un jeune sur deux a également déclaré avoir récemment soutenu une cause en signant une pétition, en manifestant, ou en relayant les campagnes via les réseaux sociaux, plutôt qu’en adhérant à un parti ou un syndicat. La majorité des jeunes estime manquer d’informations sur la manière de s’engager dans différentes organisations. Cela montre qu’il existe une réelle méconnaissance, et cela pourrait aller mieux si la communication politique s’adaptait aux jeunes. Ceux‐ci souhaitant que la vie politique soit abordée et expliquée à l’école.

observatoire-jeunesse-solidaire-4D’après Céline Braconnier, sociologue et professeur à l’université de Cergy‐Pontoise, l’école peut fournir des repères aux enfants qui évoluent dans des milieux très peu politisés.

Il faut ainsi aller outre un bon nombre d’idées reçues. Les jeunes ne sont pas absents de la vie politique, ils sont eux aussi acteurs de la mobilisation collective puisque manifester par exemple, est un acte politique.

Propos recueillis par Anne PINSON

 

Sources :

http://anacej.asso.fr/wp-­‐content/uploads/2014/12/les_jeunes_et_le_vote©anacej.pdf

http://www.afev.fr/pdf/OJS/2014/Rapport_OJS-­‐2014_VF.pdf

 

 

fév 20

Tout ce qu’il faut savoir sur les élections départementales, en 5 minutes !

Les 22 et 29 mars prochains auront lieu les élections départementales… Mais ces élections qu’est-ce que c’est ? On vous explique tout !

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Un peu d’histoire…

Les départements ont été créés à la Révolution française dans le but de rapprocher les citoyens de l’administration. Le découpage des départements a été fait de façon à ce que l’on puisse se rendre au chef lieu du département à cheval quel que soit l’endroit où l’on se trouvait.

Les « départementales » ou les « cantonales », quelles différences ?

Les « départementales » c’est le nouveau nom des élections « cantonales », qui permettent d’élire les représentants politiques au niveau du département. Avec la loi du 17 mai 2013, ces représentants, jusqu’à maintenant dénommés les « Conseillers généraux » vont s’appeler « Conseillers départementaux » au lendemain des élections de mars. Bref, les nouveaux représentants s’appelleront les « Conseillers départementaux » et siégeront au sein du « Conseil départemental » !

Quand aller voter ?

Le scrutin aura lieu le dimanche 22 mars 2015 pour le premier tour et le 29 mars pour le second tour !

Qui peut voter ?

Pour pouvoir voter aux élections départementales, il faut être de nationalité française, être âgé de 18 ans révolus, jouir de ses droits civils et politiques et être inscrit sur une liste électorale. Pour savoir comment vérifier son inscription sur les listes électorales retrouvez notre explication !

Qui élit-on aux élections départementales et comment ?

Lors de ces élections, nous voterons pour élire des conseillers départementaux. Ces représentants, seront élus selon un scrutin binominal mixte paritaire. C’est à dire que nous allons voter pour deux personnes, un homme et une femme, ainsi que pour leurs suppléants, un homme et une femme aussi.

Pour être élu au premier tour, un binôme doit recueillir la majorité absolue des suffrages, c’est à dire plus de la moitié des suffrages exprimés, et un nombre de suffrages au moins égal au quart des électeurs inscrits. Au second tour, la majorité relative suffit (le candidat qui obtient le plus de voix remporte l’élection).

Une fois élus, ces deux membres du binôme exerceront leur mandat indépendamment l’un de l’autre. Le 29 mars au soir, nous aurons donc 4108 nouveaux conseillers départementaux, soit 2 (un homme et une femme) par canton.

Mais un canton c’est quoi ?Elections-departementales-2015-v3

Le canton, c’est la circonscription électorale relatif à cette élection. C’est à dire que c’est la « division territoriale délimitant le cadre dans lequel se déroule cette élection ». Depuis la loi du 17 mai 2013, le nombre de canton par département a été divisé par deux, ainsi le nombre total de canton est passé de 3971 à 2054. La définition de ces cantons a été réalisée « sur des bases essentiellement démographiques », ainsi un département très peuplé possède plus de cantons qu’un département moins peuplé…

Retrouvez tous les candidats, canton par canton, grâce à la carte interactive du journal Le Parisien !

A quoi sert le Conseil départemental ? Quelles sont ses compétences ?

Le Conseil départemental c’est l’assemblée qui débat et choisit les orientations politiques relatives aux compétences, c’est à dire aux missions, qui lui sont attribuées. Ainsi, au moins une fois par trimestre, les conseillers départementaux seront réunis par le Président du département pour acter un ensemble de décisions en liens avec ses missions. Bien que les débats sur ces compétences soient encore en cours à l’Assemblée nationale, les compétences des départements sont à ce jour :

  • l’aide à l’enfance : protection maternelle et infantile (PMI), adoption, soutien aux familles en difficulté financière, création et gestion des crèches départementales ;
  • l’aide aux personnes âgées et handicapées : politiques d’hébergement et d’insertion sociale, prestation de compensation du handicap, création et gestion des maisons de retraite, politique de maintien des personnes âgées à domicile (allocation personnalisée d’autonomie) ;
  • les prestations légales d’aide social : gestion du revenu de solidarité active (RSA) ;
  • la contribution à la résorption de la précarité énergétique.

En matière d’éducation, le département assure :

  • la construction, l’entretien et l’équipement des collèges ;
  • la gestion de 100 000 agents techniciens, ouvriers et de service (TOS).

Concernant l’aménagement du territoire :

  • l’équipement rural, le remembrement, l’aménagement foncier, la gestion de l’eau et de la voirie rurale, en tenant compte des priorités définies par les communes ;
  • les ports maritimes de pêches, les transports routiers non urbains des personnes ;
  • une voirie en extension, soit toutes les routes n’entrant pas dans le domaine public national, ce qui a entrainé un transfert d’une partie des services de l’Equipement.

Le département a également une compétence culturelle : création et gestion des bibliothèques départementales de prêt, des services d’archive départementales, de musées ; protection du patrimoine.

En plus de ces compétences « obligatoires », ils peuvent mettre en œuvre, s’ils le souhaitent, des « politiques volontaristes ». C’est ainsi que de nombreux départements, ont créé, sans obligations, des instances de participation de jeunes ;)

Pour tout comprendre, retrouvez l’animation réalisée par France Bleu

http://www.dailymotion.com/video/x2h0hk1

Ces élections auront-elles lieu partout en France ?

Non, à Paris, Lyon, en Martinique et en Guyane il n’y aura pas d’élections. En effet, toutes ces collectivités font l’objet de cas particuliers. Paris, à la fois commune et département, ne connaîtra pas d’élections départementales. En mars 2015, il n’y aura pas, non plus, d’élections départementales en Martinique et en Guyane en raison de la mise en place des collectivités uniques en décembre 2015. En effet, à cette date, la Guyane et la Martinique seront des collectivités uniques cumulant ainsi les compétences du département et de la région ! En revanche, il y aura bien des élections départementales dans le Rhône, à l’exception du territoire de la Métropole de Lyon.

Pour en savoir plus sur ces élections rendez-vous sur le site vie-publique.fr rubrique « élections » !

 

 

 

 

 

déc 16

L’Anacej dévoile les résultats de sa grande étude sur le vote des jeunes

L’année 2014 a été marquée par deux scrutins électoraux importants, les municipales et les européennes, qui ont vu un fort taux d’abstention chez les moins de 25 ans. Au cours de ces élections, l’Anacej, en collaboration avec le cabinet d’étude Civic Planet, a réalisé une grande étude sur la participation électorale des jeunes.

bandeau_vote2015_webA la suite des élections de mars et mai derniers (23 et 30 mars élections municipales, 25 mai élections européennes), de nombreux médias titraient sur l’abstention grandissante des jeunes et sur la forte proportion de ces derniers à se tourner vers les extrêmes. L’Anacej, qui s’est depuis longtemps emparée de l’enjeu de l’expression électorale des jeunes, a souhaité proposer une étude d’envergure afin d’explorer les comportements des jeunes vis-à-vis des élections.

Cette étude s’est déroulée en deux vagues, aux lendemains des élections, auprès d’un double panel de jeunes français âgés respectivement de 15 à 17 ans et de 18 à 25 ans. Cette méthodologie ayant pour vocation de recueillir les perceptions des jeunes interrogés concernant l’abstention et de la participation des jeunes, d’explorer les causes possibles de cette abstention et les solutions techniques pour améliorer la situation.

A la suite de l’analyse des résultats par un collège international de scientifiques spécialisés sur la question du vote des jeunes, dirigé par Mickaël Bruter, Civic Planet a produit un document reprenant l’ensemble des enseignements de cette grande consultation. Consultez ce document !

  • Un constat sévère des jeunes : entre déception et pessimisme pour l’avenir

Si l’étude révèle que les jeunes sont généralement intéressés par les questions politiques, elle montre aussi qu’ils sont trop déçus vis-à-vis de l’offre politique qui leur est proposée pour participer en masse et perçoivent les personnalités politiques comme les principaux responsables de l’abstention.

Bien que les derniers scrutins montrent que la jeune génération s’abstient plus que celle de leurs aînés, l’étude montre que cette abstention varie en fonction des scrutins. Ainsi, là où les politiques arrivent à intéresser les jeunes et à parler de problèmes qui correspondent à leurs intérêts politiques, les jeunes peuvent voter autant, voir plus que les générations plus âgées.

Si les jeunes s’abstiennent plus que leurs aînés, ce n’est pas par manque d’intérêt mais en raison d’une profonde déception et d’un cynisme puissant à l’égard des élites politiques. Ils décrivent eux même leur départicipation comme évitable.

Pour les jeunes de 18 à 25 ans les trois principales causes de l’abstention sont : 1. les mensonges des politiques, 2. le fait que les campagnes ignorent les préoccupations réelles de la situation et 3. la malhonnêteté des politiques.

  • Les choix électoraux des jeunes, révélateurs d’un besoin d’une nouvelle offre politique

Le vote des jeunes est avant tout marqué par un rejet de tous les partis établis. Ils sont plus enclins que la moyenne des Français à choisir de porter leur vote sur des petites listes apolitiques, exprimant l’espoir d’une « politique différente » et une défiance vis-à-vis des forces politiques existantes, qu’elles soient modérées ou extrêmes.

Dans cette continuité, ils sont bien plus intéressés par les programmes que par les personnalités et les principaux thèmes de campagne sur lesquels ils ont basé leur décision le jour du vote sont des thèmes d’intérêt spécifique à la jeunesse comme aux grandes problématiques plus traditionnelles (1. impôts locaux, 2. Économie, 3. Éducation, 4. Environnement). A noter que l’insécurité ou l’immigration préoccupent moins que chez les autres générations…

Notons aussi que les jeunes interrogés considèrent que la qualité principale chez un futur Président de la République est l’honnêteté, l’expérience n’étant que peu valorisée par ces derniers pour occuper un tel poste.

Enfin, les jeunes interrogés ont une croyance profonde dans les progrès d’une citoyenneté européenne (électorale et générale) fondamentale dans leur vie, comme par ailleurs d’une démocratie locale toujours essentielle et dans laquelle ils sont investis.

  • Quelles solutions pour un vote des jeunes accru et plus épanouissant ?

A travers cette étude le but était de comprendre ce que les citoyens apprécient dans leur expérience en tant qu’électeur, pour s’attacher à ces perceptions positives et rendre les conditions du vote propice à leur mobilisation.

Afin de rendre l’expérience du vote épanouissante, les jeunes interrogés font ressortir 4 grandes solutions :

  1. le renforcement de la démocratie directe et un plus grand recours au référendum sur les questions qui les intéressent telles que l’Europe ou les libertés individuelles
  2. l’organisation systématique de débats au lycée en période électorale en lien avec les représentants des organisations jeunesse des partis politiques
  3. la limitation des mandats électoraux dans le temps à pas plus de deux mandats consécutifs
  4. l’organisation d’un vote anticipé permettant aux électeurs de voter soit dans leur bureau de vote, soit dans des bureaux de vote spécifiquement situés dans la même commune (jusqu’à 2 semaines ou un mois avant la date officielle du scrutin)

Une cinquième mesure un peu différente (qui nécessiterait des changements techniques importants au niveau institutionnel) mais largement souhaitée, consisterait à permettra aux jeunes de voter le jour du vote dans des bureaux de vote situés dans la commune de leur choix, facilitant notamment la vie de ceux qui travaillent ou étudient hors de leur ville d’inscription.

Le droit de vote à 16 ans, même si peu demandé par les jeunes interrogés, semble avoir fait ses preuves dans les pays où il a été instauré. En effet, les enquêtes montrent que dans les faits, le droit de vote à 16 ans a une influence très positive sur le taux de participation ainsi que sur la satisfaction démocratique des jeunes. 18-20 ans étant de bien des manières le pire moment pour entrer dans la vie citoyenne (sortie du système scolaire et familial, instabilité géographique et professionnelle ou éducative…), tandis que 16 ans permet d’inviter les jeunes à voter pour la première fois à un moment où l’immense majorité d’entre eux vivent encore dans leur famille, vont encore à l’école et peuvent donc bénéficier à fond des liens sociaux et personnels leur permettant de découvrir le vote, son principe et ses enjeux.

Enfin il semble qu’une véritable réflexion sur la « première fois » électorale des jeunes soit à mener par les pouvoirs publics pour faire de ce moment qui représente un véritable enjeu tant conscient qu’inconscient chez les jeunes.

déc 03

L’Anacej « relance » sa campagne « Je vote » !

En 2015, « Je vote ! » aux élections départementales et régionales !

cropped-bandeau_vote2015_2_web.jpgDepuis 2011, l’Anacej, désireuse d’inciter les jeunes à participer au débat démocratique sous toutes ses formes, a lancé la campagne “Je vote” ! Cette campagne à un double objectif : inciter les jeunes majeurs à vérifier leur inscription sur les listes électorales et, dans un second temps, à aller voter le jour du scrutin.

En 2015, tous les français de plus de 18 ans, seront invités à choisir leurs représentants locaux au court des élections départementales (les 22 et 29 mars) et régionales (en décembre normalement). Pour pouvoir exprimer sa voix lors de ces élections il faut être inscrit sur les listes électorales ! Même si, en principe, l’inscription sur les listes se fait automatiquement lors du passage à la majorité, beaucoup de nouveaux électeurs (environ 15%) échappent à cette procédure. D’autres, parce qu’ils ont récemment changé d’adresse, ne sont pas inscrits dans la bonne commune.

  • Comment vérifier si l’on est bien inscrit sur les listes électorales ?

En se rendant dans votre mairie de secteur au plus vite ! Si vous n’êtes pas inscrit, vous avez jusqu’au 31 décembre 2014 pour vous inscrire !

  • Comment s’inscrire ?

En se rendant dans sa mairie avec sa carte d’identité ou son passeport, en court de validité ou expirées depuis moins d’un an. Si ces pièces ne sont pas françaises, vous devez également fournir un décret de naturalisation ou un certificat de nationalité française.

N’oubliez pas d’emmener un justificatif de domicile, daté de moins de 3 mois ! S’il s’agit du domicile parental, vous devez joindre un justificatif de domicile du parent et une attestation du parent (sur papier libre) certifiant que vous habitez chez lui.

Pour certaines communes, l’inscription est possible en ligne via le site mon.Service-Public.fr

Pour toute question sur la campagne et pour nous informer de vos actions, n’hésitez pas à contacter Simon Berger de l’Anacej :  01 56 35 05 32

mai 28

« Des idées pour une Europe meilleure » : retour sur l’European Youth Event!

Du 9 au 11 mai 2014, 5 000 jeunes, âgés de 16 à 30 ans, venus de toute l’Europe, ont posé leurs valises à Strasbourg , capitale de la jeunesse européenne pour le week-end. Conviés par le Parlement Européen, ils étaient là pour débattre et proposer leurs « idées pour une Europe meilleure » lors de l’European Youth Event (le « EYE »). Retour sur trois journées hautes en couleurs !

EYE parlement

EYE PAVUn rassemblement des organisations européennes de jeunesse : la Ligue des Jeunes Électeurs était présente

Aux premières loges du Yo !Village, le stand de la Ligue des Jeunes Électeurs – auquel participaient le Cnajep, l’Anacej et les Céméa – a vu défiler de jeunes européens de plusieurs pays. Venus se confronter au quizz sur l’Europe (avec bonbons à la clé pour les vainqueurs !), ils ont répondu dans la joie et la bonne humeur aux questions sur le fonctionnement, les symboles et les personnalités de l’Union Européenne.

Ambiance studieuse à l’intérieur du Parlement…

Plus de 200 ateliers et séminaires étaient organisés dans les bâtiments même du Parlement, articulés autour de cinq grandes thématiques : le chômage des jeunes, la révolution numérique, l’avenir de l’Union Européenne, la durabilité et les valeurs européennes. De nombreux intervenants, dont des députés européens, étaient présents pour animer les débats et apporter des réponses aux questions des jeunes. A noter : l’accent mis sur l’interactivité en continu pendant le forum grâce au #EYEStream qui diffusait en permanence les tweets !

EYE LYV

…et plus décontractée sur le parvis !

A l’extérieur du Parlement, le Yo ! Fest, organisé par le Forum Européen de la Jeunesse, a rythmé les journées des participants : concerts, démonstrations de cirque, initiation au roller, ateliers créatifs, débats parallèles… Sans compter sur la trentaine de stands des organisations européennes de jeunesse, proposant animation en tout genre et goodies à gogo ! Le tout bien orchestré par les 240 volontaires strasbourgeois, sans oublier les Jeunes Agriculteurs du 67 venus en renfort pour régaler tout ce petit monde !

EYE clotureDes idées qui devraient se concrétiser à l’avenir

Devant un hémicycle plein à craquer lors de la cérémonie de clôture, les participants ont pu revenir sur les idées principales qui ont émergé pendant ces 3 jours de réflexion. De jeunes journalistes présents à tous les débats ont désormais la lourde tâche de les compiler pour rédiger un rapport qui sera présenté lors de la première session plénière de juillet aux nouveaux députés européens.

Plus d’informations sur le site du Parlement Européen.

Vous pouvez également explorer le Laboratoire d’idées de l’EYE2014 et retrouver le hashtag #EYE2014

mai 27

Européennes 2014 : non, les jeunes ne votent pas en masse pour le FN !

photo jeune aime politiqueAu lendemain des résultats des élections européennes, nous entendons partout que les jeunes auraient voté en majorité pour le Front National. Nous pensons le sujet trop important pour nous contenter de phrases chocs qui feraient passer les jeunes pour les principaux responsables du score du FN.

Nous voulons éviter les raccourcis. Reprenons les chiffres du sondage Ipsos-Steria[1] réalisé à la veille du vote, sur lesquels se basent tous les médias et essayons de comprendre ce qu’il en est réellement. 27% des jeunes de 18 à 35 ans seraient allés voter dimanche dernier. 30% d’entre eux auraient voté Front National, c’est à dire que 8 jeunes inscrits sur 100 auraient choisi le parti de Marine Le Pen. Il nous apparait donc choquant de lire et entendre partout que 30% des jeunes auraient voté FN…

Il faut également noter que selon le même sondage, 41% des 35-59 ans seraient allés voter et que 27% de cette tranche d’âge auraient choisi le FN, soit 11 électeurs sur 100

Si ces chiffres restent inquiétants, nous pensons que la question importante à nous poser serait : pourquoi 73 jeunes sur 100 ne se sont pas déplacés pour ce scrutin ? Pour répondre à cette interrogation et trouver des solutions, l’Anacej[2] a lancé, en partenariat avec CivicPlanet, une grande étude scientifique au moment des élections municipales et européennes. Menée sous la direction de Michael Bruter, de la London School of Economics, cette étude est réalisée auprès de 2000 jeunes pour explorer leur rapport à la démocratie électorale, leurs attentes et leurs craintes, leurs attitudes vis à vis de plusieurs initiatives pouvant modifier l’organisation des élections…L’objectif de cette enquête n’est pas tant de savoir pour qui les jeunes votent, mais pourquoi ils le font ou ne le font pas, et permettre ainsi de trouver les moyens à mettre en oeuvre pour améliorer le fonctionnement démocratique.

Selon les premiers résultats de l’enquête, l‘abstention des jeunes s’expliquerait en grande partie par une défiance vis à vis des hommes politiques

L’enquête confirme une hypothèse de départ : les jeunes se préoccupent vraiment de la politique, ils parlent des élections entre eux et cherchent des conseils auprès de leurs familles. Cependant, ils sont extrêmement critiques vis à vis du personnel politique et des jeux partisans. Ainsi, pour les jeunes interrogés, les principales causes de l’abstention ne sont pas à chercher du côté des électeurs mais du côté de l’offre politique : pour 71% d’entre eux, les mensonges des hommes politiques sont la première raison qui explique l’abstention, suivie par le décalage entre la campagne électorale et leurs préoccupations réelles (45%).

Le recours au référendum et aux débats dans les écoles pour améliorer la démocratie et la participation

Alors comment remédier à cette situation ? En ce qui concerne les moyens institutionnels, les jeunes placent en tête un plus grand recours aux référendum (61%) et l’organisation de débats à l’école pendant les élections (58%). Ils sollicitent également l’autorisation du vote à l’avance (avec des bureaux de vote ouverts jusqu’à deux semaines avant le jour officiel du scrutin) et l’institutionnalisation de sites où les partis annoncent leurs préférences officielles sur un certain nombre de questions, pour permettre à chacun de se positionner. Les autres possibilités (vote par internet, quotas de jeunes sur les listes, vote obligatoire, vote a 16 ans, etc) arrivent loin derrière.


[1] Sondage veille du vote –Ipsos/Steria pour France Télévisions, Radio France, Le Point, LCP Public-Sénat, France 24

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